Tribulation sur le rapport aux autres

Il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ne m’inspiraient guère de l’intérêt. Certains me  surprennent parfois tant ils sont insipides, c’est d’ailleurs assez déstabilisant. J’ai l’impression de me retrouver devant un encéphalogramme plat. Et ce n’est pas une affaire de QI, mais une affaire de personnalité. Il semblerait que certains inscrivent leur vie entière sous le signe de la passivité : tout travail est une corvée, tout service est un fardeau. La vie n’est qu’oppression, et on s’y soumet à défaut de mieux. Leur existence n’est qu’un enchaînement de résignations automatiques. En plus je culpabilise, je me remets en question parce qu’à juger les autres ainsi je passe moi-même pour une prétentieuse : qui y a-t-il de plus humiliant que d’être qualifié d’inintéressant ?

Il s’avère néanmoins que je crois profondément au genre humain. Je suis persuadée que derrière chaque visage se cache une intelligence. A sa manière, une personne a toujours quelque chose de singulier à apporter aux autres. Ce peut être un éclat de rire, un souvenir, une identification momentanée, une larme, tout.

Publié dans : Tribulations |le 7 mars, 2014 |Pas de Commentaires »

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